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Formation d'administrateur Baby/Préliminaires/P02-Cours

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P02 – Quel serveur (½ heure)

Pour des raisons de budget et parce que les vieux PC encore en état de marche se trouvent partout, nous allons utiliser pour notre serveur un appareil qui, aujourd'hui, serait considéré comme très bas de gamme.

Linux se satisfait très bien de cette situation. Selon les besoins, Linux peut se suffire d'un 486 avec 16 Mo de RAM ou demander un Pentium IV biprocesseur et 4 Go de RAM.

Qu'est-ce que la puissance

En fait, quand on parle de « puissance » d'un ordinateur, il faut bien préciser ce que l'on entend par là. On peut identifier plusieurs éléments :

  • le microprocesseur (386, 486, Pentium 1, 2, 3, 4 ou ?) et sa fréquence de travail (en méga hertz) ;
  • La quantité de mémoire vive disponible (RAM), on est parti de 128 Ko (kilo octets soient 1024 octets) et on arrive couramment à 512 Mo (méga octets), donc + de 4000 fois plus... Et ce n'est pas fini ;
  • La taille du disque dur, de zéro s'il n'y en a pas à 500 Go aujourd'hui ;
  • La carte vidéo. Les cartes modernes comportent des microprocesseurs spécialisés et beaucoup de RAM, déchargeant ainsi le microprocesseur principal. Certaines coûtent plus qu'un microordinateur moyen.

Serveur d'applications

Usage

Dans ce cas, toutes les applications de tous les usagers vont tourner sur le serveur, le poste des usagers ne servant qu'à l'affichage (il ne pourra donc s'agir que d'applications Linux).

Linux est à peu près le seul a permettre ce genre de choses sur PC.

Il faut un poste « haut de gamme », il est donc pratiquement exclu d'utiliser du matériel de récupération. Par contre les clients seront très peu sollicités et pourront être faits de vieux matériels.

Cette solution est très économique quand il faut beaucoup de postes clients. Elle est connue sous Linux sous l'appellation "Terminaux X", ou Tx.

Notons que la solution "industrielle" classique des terminaux connectés à l'unité centrale par des cartes multiports est gérée par Linux mais semble abandonnée en pratique -elle n'est presque jamais rencontrée dans la pratique des PME (ce qui ne signifie pas qu'elle n'existe plus dans d'autres lieux).

Matériel

Compte tenu du prix de la RAM (faible), il ne faut pas hésiter à mettre 512 Mo ou plus. Un gros disque dur n'est pas ridicule.

Si vous devez obligatoirement faire une économie, faites là sur le processeur. Il vaut mieux mettre plus de RAM et un processeur ordinaire que le contraire.

Habituellement, on considère qu'il faut avoir sur le serveur autant de RAM que chaque utilisateur en aurait besoin, mais avec Linux ce calcul n'est pas exact.

Linux est un système très sophistiqué. Il utilise des "bibliothèques partagées".

Chaque programme que vous lancez utilise pour fonctionner des "bibliothèques" (library en anglais). Sous Linux, si la machine est bien configurée, une seule copie de chaque bibliothèque est chargée en mémoire et elle est partagée ("shared" en anglais) par toutes les applications.

Mieux, si plusieurs utilisateurs utilisent les mêmes programmes, ceux-ci ne sont chargés qu'une seule fois en mémoire.

Donc si vous avez de nombreux utilisateurs utilisant tous le même programme (de bureautique, par exemple), seuls les fichiers personnels des utilisateurs s'additionneront en mémoire.

Si vous avez peu d'utilisateurs, ce système n'a pas grand intérêt, mais on considère généralement qu'un serveur installé comme indiqué ici peut recevoir une vingtaine d'utilisateurs.

Serveur de fichiers et d'imprimantes.

Usage

Beaucoup de gens pensent que le serveur est la machine la plus puissante du réseau.

Grave erreur, dans la plupart des cas courants, où le serveur ne sert que de disque dur et de gestionnaire d'imprimantes pour quelques PC.

Matériel

Aucun besoin de performances graphiques, donc n'importe quelle carte à deux sous fera l'affaire.

C'est le réseau qui limite les vitesses de transfert, donc aucun besoin d'un microprocesseur puissant, un 486 fait très bien l'affaire.

Par contre il faut de la place de stockage, un disque dur de 15 Go ou plus. Si le disque est rapide, il n'est même pas nécessaire d'avoir beaucoup de RAM. 32 Mo sont quand même bien.

Pour nos besoins actuels (passerelle ADSL), il n'y a même pas besoin d'un gros disque dur.

Il n'est pas non plus besoin d'avoir un moniteur en permanence (un moniteur emprunté au poste voisin suffit pour la mise en route).

Dans cette configuration (moins de 200€ le poste), Linux est imbattable. Les utilisateurs peuvent fort bien être des stations Windows.

Terminal graphique

Usage

Si vous avez un serveur d'applications (voir ci-dessus), inutile d'y connecter des appareils de course, ils n'auront à s'occuper que de l'af­fichage.

Matériel

On trouve facilement à très bas prix aujourd'hui (moins de 50€ sans moniteur) des Pentiums avec 32 Mo de ram.

Veillez seulement à ce que la carte graphique fasse au moins un méga de RAM et qu'elle ne soit pas une carte ISA (PCI, AGP ou VLB sont très bien) et faites-en un terminal X.

La configuration de ce type de terminal est simple, il n'y a même pas besoin de disque dur, même si c'est plus confortable.

Beaucoup d'écoles utilisent des PC sous Windows 3.1 et les configurent en terminaux X pour Internet ou les applications plus ambitieuses.

Dans tous les autres cas

La taille du disque dur dépends de ce que vous voulez y installer (une image de DVD peut faire 9 Go !).

La RAM n'est pas chère, 64 Mo est bien, 128 Mo convient à tous les usages, mais plus il y en a, mieux c'est - Linux fait un excellent usage de la RAM.

Le processeur ? Peu importe. Si vous êtes fauché, prenez le moins cher. Faites attention que les prix s'envolent dès que l'on utilise plus le modèle courant, sans avantage manifeste.